Je ne connaissais pas du tout cet(te) auteur(e), mais j'avoue que la couverture m'a tout de suite donné envie de lire ce livre.
L'utilisation de cette affiche de propagande américaine pour inciter les femmes à travailler et qui date de 1942 m'a parue tout à fait décalée et m'a séduite avant même de lire la quatrième de couverture.
Quelques billets sur les blogs ça et là ont fini par me convaincre ...
La narratrice raconte comment petit à petit son statut d'écrivain "pas assez connu" mais aussi la maladie de sa compagne, ont vaincu son envie de lire et son élan d'écriture.
Elle n'hésite pas à croire qu'elle a reçu le coup de grâce à l'annonce de l'élection de celui qu'elle appelle NSP.
Rageuse et en colère, son écriture percute avec humour et sert magnifiquement l'acuité de son regard.
Danièle Saint-Bois tourne implacablement en dérision le petit monde qui l'entoure et qui la désole.
Mais elle ne se laissera pas vaincre par le marasme ambiant qu'elle tente de nous décrire en nous faisant rire.
Ce livre est un bel hommage à la rencontre et à l'amitié, aux livres et à la lecture.
Toute cette histoire finit par nous raconter comment le livre qu'on est en train de lire a bien voulu s'écrire et on se dit que c'est un récit vif et alerte qu'on a plaisir à lire.
Entre temps le "nécrivain" en mal d'écriture nous aura donné envie de nous plonger dans les livres de Françoise Sagan et de Marguerite Yourcenar. Il nous aura émus avec avec son expérience de le boulangerie et l'histoire d'une amitié faite de pain, de croissants et de livres, croustillante ou croquante, à point.
"On allait créer un prix littéraire. "La choco d'or", destiné à récompenser le gagnant des gagnants, choisi parmi toutes les sélections de l'année. Serait-elle en bois doré, en métal, en plâtre, en béton cellulaire ou pur beurre, on n'en savait rien. La "choco d'or" était à l'étude. On imaginait le tête de l'auteur et de l'éditeur avisés par courrier...
... Une affiche présenterait à la clientèle le livre lauréat de "La choco d'or".
Une belle revue de presse chez l'éditeur,
Un joli article sur un blog Sud-ouest,
Ce livre faisait partie de la sélection des livres du mois de juillet de la rédaction de marie claire,
Sa présentation sur le choix des bibliothécaires.com,
Où Véronique nous raconte comment elle a découvert ce livre dans une boulangerie et comment elle apprend que l'auteur y travaille à temps partiel...
Et là, son long billet ému et émouvant suite à sa lecture du roman.
Moka l'a reçu dans le cadre de masse critique, elle n'a pas été déçue, comme emiLie, Mot à Mot et Annie,
lau en parle,
bouquetdebambou a abandonné sa lecture, doriane aussi.
lundi 16 novembre 2009
Marguerite, Françoise et moi; Danièle Saint-Bois
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lundi, novembre 16, 2009
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Libellés : romans contemporains
jeudi 12 novembre 2009
Les monts de l'Eléphant; Jean-François Chabas
Voilà un bien joli roman qui fait figure d'OVNI dans une collection de romans pour ados.
Le héros a 47 ans et il fait un retour sur son passé d'enfant né avec une "petite cuillère en or massif dans la bouche".
Rien de bien exaltant ni rien qui puisse appeler une quelconque identification ou empathie jusque là.
Mais le récit est mené avec originalité et sincérité.
Le point de départ de ce flash back est le prénom d'une femme. La rencontre de Promesse marque un tournant décisif dans la vie du narrateur.
C'est à ce personnage qu'il choisit de parler des errements de sa famille et de sa jeunesse.
Petit à petit il déroule le fil d'une enfance de moins en moins heureuse au cours des années qui passent et d'une famille qui se délite.
Nous suivons par le menu le climat malsain dans lequel celui qui raconte son histoire a grandit coûte que coûte. Nous comprenons comment son refus et sa révolte l'ont amené à tourner le dos à ses origines à particule pour échouer à son âge avancé en tant que veilleur de nuit d'un immeuble des beaux quartiers.
Mais il se trouve que c'est là qu'il va se réveiller. Le rire enchanteur d'une femme de ménage va l'intriguer autant que le réchauffer.
"Oui, il faut que je te parle de Promesse, celle qui m'a réveillé alors que j'avais fermé les yeux sur le monde."
C'est seulement à la fin du livre que nous connaîtrons l'histoire terrible de Kateka, prénom khmer qui veut dire Promesse.
Derrière son rire et sa présence rayonnante et chaleureuse se cache un drame humain d'une violence rare.
Toute cette douleur contenue est ramassée dans les dernières pages avec beaucoup d'intensité.
Ce livre parle des drames familiaux, de la méchanceté et de la cruauté, du racisme et du pouvoir. Il pose des questions, déplace des frontières, multiplie les points de vue en tentant de situer ou de cerner le bien et le mal, deux camps qui s'affrontent dans un mouvement qui semble perpétuel.
Des beaux quartiers de Paris au sommet des Monts de l'éléphant, un pont s'est élancé, le temps d'une brève conversation dans le noir d'un ascenseur en panne...
"Pol Pot est mort sans avoir été jugé. Aujourd'hui, on n'a fait le procès de presqu'aucun des autres dirigeants de l'Angkar, mais les touristes du monde entier viennent au Cambodge pour admirer l'art khmer. Nous n'avons pas eu notre Nuremberg, et les victimes doivent vivre à côté de leur bourreaux, pendant que les occidentaux prennent les temples en photo. C'est répugnant. Alors je n'irai pas. J'ai obtenu mes papiers pour rester en France, je suis très bien ici."
Clarabel nous dit que c'est un merveilleux roman,
Canel a aimé,
C'est un coup de cœur pour Thierry.
Une présentation de Flore Guiose Balland sur Lille 3 jeunesse,
L'article de d'Elisabeth Coppin sur latulu,
mirabilia n'a pas du tout aimé,
La critique de Bufolet.
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jeudi, novembre 12, 2009
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Libellés : romans ados, romans contemporains
lundi 9 novembre 2009
Shutter Island; Dennis Lehane
On a beaucoup parlé de ce thriller psychologique, roman glauque et noir par excellence.
Il a un succès retentissant auprès d'un large public, et les amateurs du genre adorent.
Je me suis donc décidée à me lancer, même si ce type de lecture n'est pas ma tasse de thé.
Et bien que dire???
Je l'ai lu jusqu'au bout et j'ai été saisie par les ambiances terribles et froides.
L'île-prison-hôpital-psychiatrique est remarquablement suggérée, les ambiances pesantes et troubles défilent sans discontinuer jusqu'au dénouement.
Mais l'intrigue fumeuse m'a presque donné mal à la tête. Les embrouillaminis et les multiples chausses trappes du scénario ne m'ont pas convaincue, à tel point que contrairement à la majorité des lecteurs, j'y ai trouvé des longueurs...
Avais-je trop entendu parler de cette fameuse fin au rebondissement époustouflant ?
Y-a-t-il trop d'histoires pesantes et terribles qui s'emboîtent les unes aux autres comme des perles enfilées dans un collier...
Le résultat donne un motif compliqué et bien construit qui en fait un classique du genre mais que je ne sais pas vraiment apprécier.
Une nouvelle qui va attrister les fans de Leonardo Dicaprio, de Martin Scorsese et de l’écrivain Dennis Lehane : la future bombe atomique Shutter Island vient d’être repoussée au 3 mars 2010…
Présentation du livre sur la sélection des livres à pâlir de Télérama,
La critique de David Piovesan sur Sitartmag,
Quantités d'avis positifs et de notes allant de 4 à 5/5 sur club des rats de biblio.net,
Même chose sur Pol'Art Noir,
et tout pareil chez les chats de bibliothèques,
My perl path vénère, c'est un coup de coeur pour fanyoun,
Il fait partie des indispensables d'Yspaddaden, Black le met en bonne place dans sa bibliothèque,
pour Yohan, c'est un livre magistral,
Liza nous livre que ce roman fait partie des 10 romans des années 2000 pour les vendeurs de la fnac,
Céline écrit un billet plus mitigé, comme Lire, voir, écouter.et BMR et MAM ou encore au fil de nos lectures,
La conjuration des livres apprécie, mais a eu comme un problème...
Cacahuète n'a pas aimé,comme benebonnou,
Sophie, Diane, Ze Blog, calypso, mélanie, becréative, en parlent aussi et de façon positive.
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lundi, novembre 09, 2009
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Libellés : romans contemporains, romans policiers;polars
lundi 26 octobre 2009
Elles; J.-B. Pontalis
Ce recueil de 40 récits forme une belle "autographie", mot inventé par l'auteur.
J.-B. Pontalis s'écrit pour nous écrire et il le fait avec finesse, élégance, talent, sincérité, humour et profondeur.
Vous aurez compris que ces textes, ce texte ? m'a beaucoup plu.
L'auteur continue son œuvre un peu l'air de rien, tout délicatement, et nous propose une fois encore un livre hybride, un objet littéraire non identifié comme je les aime.
Il s'agit ici de l'amour, du désir, du plaisir, de la passion, de la perte, de l'abandon, de la jalousie... Le tout se conjugue avec une femme, des femmes, qui se succèdent au fil des textes et ne se ressemblent pas.
Il y a celles qui l'ont ému sur l'écran du cinéma, celles dont la nudité l'ont troublé dans des tableaux de maîtres, celles qu'il a croisées et aimées dans la littérature, celles dont il a partagé des moments de vie de couple, heureux et malheureux, celles dont il a rêvé...
Toutes ces figures réelles et imaginaires se nourrissent et se mêlent pour nous porter tranquillement vers l'image plurielle d'une vie amoureuse.
L'intime d'une vie d'amour donné à lire avec autant d'honnêteté et de pudeur, de sensibilité et de maîtrise du récit, c'est épatant, tout bêtement.
Un livre qui touche à l'universel en toute simplicité, ça m'impressionne énormément !
"Je m'en serai fait du cinéma ! "
"... J'ai cru ce jour là, cette nuit là, que les hommes et les femmes ne souhaitent qu'une chose : s'unir. Je me refuse à penser que ce moment de grâce soit éphémère, je le voudrais intemporel. Pour un peu j'aurais fait l'éloge de l'accord parfait, de l'harmonie. Le happy-end, je le sais, c'est tout juste bon pour les romans à l'eau de rose comme ceux que publie Harlequin, ou comme les films sentimentaux qu'aimait tant la petite Alice. Peu importe, c'est ainsi que je souhaite mettre fin à ce livre que je dédie à elle, au singulier."
Un entretien en forme de portrait par Florence Noiville pour Le Monde,
un autre de Jérôme Roger pour Mollat.com
Un bel article de Pacale Arguedas,
son superbe entretien avec l'auteur,
A lire aussi celui de Marianne Perruche
Le billet de Bernard, celui de Mag., Antigone en parle un peu ici,
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lundi, octobre 26, 2009
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Libellés : autobiographies; récits
jeudi 22 octobre 2009
Risque zéro; Pete Hautman
Ce petit livre rouge et blanc est un roman de science fiction paru dans une collection pour adolescents.
J'ai été attirée par le titre et par la couverture.
Le sujet est alléchant : on nous propose de plonger dans une Amérique du futur qui serait devenue une caricature du monde occidental actuel avec ses préoccupations sécuritaires et sanitaires de tous ordres.
La prévention y règne en maitre et aucun débordement ni aucun bobo n'est toléré, qu'il soit d'ordre physique ou moral.
De la même façon qu'aucun enfant n'est autorisé à pratiquer un sport hors surveillance technique et sans protections physiques drastiques, il n'est toléré aucun débordement émotionnel : ni colères, ni pleurs, ni injures...
Un enfant de plus de dix ans sujet à quelque émotivité est automatiquement mis sous médicament...
Ce livre est un régal dans sa manière de poser le décor en nous faisant réfléchir tout en nous faisant rire sur notre quotidien.
Il nous met en alerte avec humour.
Comment en effet ne pas faire le lien avec notre société du politiquement correct, du confort à tout prix, de la sécurité normée parfois à outrance, de la prévention sanitaire à grande échelle...
Toute la première partie du livre m'a donc beaucoup plu, et elle pourrait bien être l'illustration joyeuse et ludique de quelques citations de grands noms :
-Thomas Jefferson, Écrivain politique et homme d’État américain (1743-1826) :
"Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre. "
-Miguel de Cervantès, Écrivain espagnol (1547-1616) ; Don Quichotte :
"La liberté, Sancho, est un des dons les plus précieux que le ciel ait fait aux hommes. Rien ne l’égale, ni les trésors que la terre enferme en son sein, ni ceux que la mer recèle en ses abîmes. Pour la liberté, aussi bien que pour l’honneur, on peut et l’on doit aventurer la vie. "
- Alain : Philosophe et essayiste français (1868-1951) :
"Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l’obéissance il assure l’ordre ; par la résistance il assure la liberté. "
Mais la seconde partie de cette histoire m'a franchement déçue.
L'univers carcéral chez Macdo, les ours polaires qui rodent autour de la prison pour dévorer le premier qui franchit la ligne, les régimes pizzas et fridélices, les matchs de football américain illégaux et violents qui exaltent la force et la violence et qui sont en définitive la seule voix de sortie de cet enfer ne m'ont pas convaincue et ont même fini par m'ennuyer...
- "Éloignez les objets pointus de vos yeux et de vos oreilles. Protégez vos sens !"
- "N'oubliez pas : ouvrez toujours les portes avec précaution : quelqu'un se tient peut être derrière ! "
- "Lorsqu'on tousse ou qu'on éternue, on propage des maladies. Portez toujours un masque ProTeck-teur si vous ne vous sentez pas bien, et prenez rendez-vous dès que possible auprès de votre fournisseur de bien-être ! "
- "Après avoir été à la selle, pensez à vous laver les mains à l'eau chaude et savonneuse !"
- "Gardez les bras le long du corps et les mains dans vos poches. Gesticuler dans des lieux publics peut se révéler dangereux !"
- "Soyez toujours modéré lorsque vous serrez la main de quelqu'un ! et n'oubliez pas de bien les laver ensuite ! "
L'avis plutôt sceptique de Le Livraire,
Une critique tout à fait intéressante sur ActuSF,
Un post enthousiaste sur Épopée Littéraire,
Sophie Pilaire a beaucoup aimé, sur Ricochet,
faelys l'a trouvé pas mal.
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jeudi, octobre 22, 2009
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Libellés : romans ados, SF
lundi 19 octobre 2009
Un roman français; Frédéric Beigbeder
Je n'ai jamais lu Beigbeder.
Il ne m'a jamais intéressée, avec son côté flambeur, provo Bon-Chic-Bon-Genre qui passe à merveille sur les médias, vedette des nuits parisiennes à la noix, vendeur d'une image BLING-BLING qu'on a frottée savamment pour qu'elle ne brille pas trop... Tête à claque qui se la joue rebelle et cynique pour faire quand même intelligent...
Bref il m'irrite et m'exaspère et comme c'est mauvais pour la santé, quand je vois ça :
Je ferme la porte.
Mais voilà que la star bruyante de la rentrée littéraire vient à raconter ce qu'il voulait cacher il y a un an... Son expérience de la garde à vue en France. J'étais curieuse de lire ce qu'il avait à en dire.
L'auteur prend prétexte de ce traumatisme pour construire un récit autobiographique. Il mêle la confession de son expérience intime de la cellule d'isolement à une recherche du temps perdu qui le ramène aux souffrances de son enfance et de son adolescence. Je l'ai cru sincère.
Le portrait familial et la rivalité avec le frère aîné sonnent juste.
C'est un livre de cadet , un témoignage crédible sur la difficulté de trouver sa place dans une fratrie et une famille recomposée ou décomposée suivant les périodes évoquées.
Ce texte est aussi un bon recueil sur les us et coutumes de "ces gens là", un roman social en quelque sorte, qui met à jour les souffrances à vivre des gens aisés, très aisés, et de leurs enfants, dans les années 70 et 80.
Des passages entier m'ont horripilée, mais c'est le personnage qui m'énerve finalement.
Il est fait comme ça, et il le dit.
Je n'ai absolument aucun atome crochu avec l'individu ( sauf l'attachement au pays basque où je passais mes vacances enfant ainsi qu'un goût irraisonné pour les espadrilles) mais l'expression de ses émotions et de ses sentiments est respectable en tant que telle et elle chante plutôt vraie.
J'ai cru également entrevoir dans ce livre l'histoire d'une haine de soi désarmante et tenace, élément incontournable d'une certaine éducation bourgeoise m'a-t-on dit...
L'enfant regarde l'adulte qu'il est devenu et en est atterré. L'adulte semble faire un effort pour redorer son blason...
Ce livre ne fera pas partie de mes coups de cœur, mais je m'en doutais...
"Il est difficile de se remettre d'une enfance malheureuse, mais il peut être impossible de se remettre d'une enfance protégée."
J'ai bien aimé la critique de Nelly Kaprièlian sur Les Inrocks.com,
Celle de Raphaëlle Rérolle n'est pas mal non plus, pour Le Monde.fr.
Philippe Lançon, pour Libération.fr n'est pas tendre, mais est intéressant.
Marc Lambron est sous le charme pour Le point.fr,
Jean Claude Lebrun aussi pour l'Humanité,
Angie David en fait des éloges sur le Blog Éditions Léo Scheer,
Des billets comme s'il en pleuvait sur Critiques Libres,
Nicolas G. en parle bien sur ActuaLitté,
le western culturel s'est laissé séduire,
Datwins.vox le descend en flèche sur Chroniques de la rentrée Littéraire, Benjamin Berton tout pareil sur Fluctuat.net,
Jamais lu tant d'enthousiasme que sur Buzz Littéraire, franchement étonnant!
C'est un coup de coeur pour Cathe,
Liza nous dit avoir passé un bon moment,
Nicole Volle a aimé,
Silphi propose un avis plus mitigé, Stalker aussi, comme cathe des routes de l'imaginaire, les bottes rouges et lucretius,
sebastien.pereira n'a pas aimé, Valérie Bergmann et Didier Jacob non plus,
ni Dominique qui me fait rire quand elle l'écrit:),
Mary Goodnight reste sceptique,
Christian Tortel nous apprend que ce livre figure dans la sélection 2 pour le Renaudot
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lundi, octobre 19, 2009
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Libellés : romans contemporains
vendredi 9 octobre 2009
Un Tag pour annoncer une petite pause
Taguée par Antigone
Il me faut répondre aux questions posées par des titres de livres lus et chroniqués sur ce blog depuis un an, ou plus.
J'ai eu envie de le faire parce que je l'ai trouvé amusant. Il me permet de revisiter d'anciens billets de manière ludique et de vous annoncer mon absence pour quelques temps en vous invitant au jeu ;)
Décris-toi : Une femme de quelques vies
Comment te sens-tu ? : Ne t'inquiète pas pour moi
Décris là où tu vis actuellement :A Garonne
Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu ?: Là où vont nos pères
Ton moyen de transport préféré : La vague
Ton/ta meilleur amie est : Aimé
Toi et tes amis vous êtes : Impardonnables
Comment est le temps ? : Une heure, une vie
Ton moment préféré de la journée : Chaque chose
Qu’est la vie pour toi ? : Un miracle en équilibre
Ta peur : La Baïne
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ? : Tu devrais voir quelqu'un
Pensée du jour : L'heure la plus sombre vient toujours avant l'aube
Comment aimerais-tu mourir ? Dans le scriptorium
La condition actuelle de mon âme : Battement d'ailes
Encore merci Antigone, et à bientôt:)
J'invite qui le souhaite à s'emparer de ce plaisant petit exercice...
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vendredi, octobre 09, 2009
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Libellés : blogobulle: recontres et jeux
lundi 5 octobre 2009
Tu devrais voir quelqu'un; Emmanuelle Urien
Bon, je vais vous le dire tout net, d'abord ce livre m'a fait rire!!!
Le titre y est pour quelque chose...
C'est un livre malin...
Est-ce que j'ose dire qu'à la lecture du titre j'ai pensé à Gad Elmaleh ?
Est-ce que je me risque à parler de ma grande surprise en lisant le premier chapitre qui nous plonge dans une ambiance étrange et malsaine ?
Est-ce que je me hasarde à écrire ma déception amusée quand finalement à partir de la page 16, je me suis retrouvée dans une banale histoire triangulaire, avec un personnage principal en souffrance, amante de l'époux de sa meilleure amie...?
Est-ce que je tente de vous dire que j'ai carrément eu un fou rire quand j'ai compris que l'astuce était dans l'irruption du fantastique ? Il faut quand même que je vous confie que notre "protagoniste-aspirante-écrivain-rien que pour elle" se met à voir quelqu'un... qu'elle est la seule à voir...
Il est tout bizarre, porte un drôle de chapeau et est complètement atone. Elle va l'appeler Janvier.
Après, ça se complique, ça souffre, ça saigne, et quand le lecteur croit qu'il est en face d'une histoire d'enfermement dans la solitude, la souffrance et la folie destructrice, il est tout retourné par la chute, qui le met sacrément mal à l'aise...
Emmanuelle Urien se joue du lecteur à merveille, enfin, des lecteurs comme moi, qui se laissent facilement abuser:)
"Sarah a lu et l'homme est là. Janvier, je vais l'appeler Janvier, mais qu'est-ce-que ça change ? Elle rit, et pleure, et rit encore pour cesser de pleurer, déchire la peau de ses doigts à belles dents. Son cœur va s'arrêter de battre d'un instant à l'autre, la peur grandit, la folie guette. Sarah s'effondre sur la table, sa tête va éclater, elle l'a tient à deux mains, elle la lâche et elle tombe, roule sur le lino, Bon débarras, du coin de l'œil elle le voit, maintenant il s'appelle Janvier, il est là et c'est tout."
Je conseille vivement la critique de Franck Garot , sobre, intelligente et éclairante à souhait,
Écouter le premier chapitre,
Ce livre a été nominé pour le Prix Orange du Livre,
Une interview de l'auteur par Yann Leclerc, sur Bibliosurf,
Le non blog de l'auteur,
Son site,
On en fait la réclame sur Les sept mains
Clarabel en parle,
Cali Rise en fait un billet élogieux sur son impudique magazine et Marie-José Bertaux aussi sur Mot compte double
Schlabaya a aimé, comme Jérômemtx, Dominique Baillon-Lalande, et Georges flipo en est raide dingue,
Stephie le conseille vivement, entre deux eaux aussi,
Mandor nous raconte comment il a découvert et aimé,
Lucie S. n'est pas convaincue, Joël Paul l'est tout à fait comme Florence Noël.
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sylvie
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lundi, octobre 05, 2009
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Libellés : romans contemporains
jeudi 1 octobre 2009
Et que morts s'ensuivent; Marc Villemain
Voilà un recueil de nouvelles qui souffle le froid en jouant le pince sans rire...
Marc Villemain nous raconte onze histoires, onze morts burlesques, extravagantes ou ordinaires qui surviennent dans des milieux divers en frappant à tous les âges et à tous les étages...
j'ai ri un peu et souvent jaune et j'ai parfois été estomaquée ou touchée...
Une écriture froide et toute en distance nous émeut sans crier gare aux moments où on ne s'y attend pas.
Si nous savons ce qu'il adviendra des héros,( le titre l'annonce et ne trompe pas son lecteur), nous sommes tenus en haleine par une certaine Géraldine Bouvier qui court de nouvelles en nouvelles en y faisant irruption sans exception.
Elle a toujours la même "identité", (soit le même nom), mais elle n'est jamais la même personne... N'est elle finalement qu'un prête nom pour des seconds rôles inquiétants, qui rodent dans des histoires qui finissent toujours mal ?
L'auteur nous parle d'amour, d'inceste, de vengeance et de jalousie et semble s'amuser méchamment à mener toujours ses protagonistes au paroxysme d'une violence qui flirte avec la folie...
Voilà un livre qui n'est pas de tout repos, et qui nous remue assez pour qu'on prenne le temps d'une respiration entre chaque nouvelle...
"La fascination de la mort, assez commune chez les adolescents, prenait chez lui les contours d'un défi, comme si l'un et l'autre jouaient à se toiser, à jauger la solidité de leur arrogance respective. Barbey d'Aurevilly, qui reposait à côté sur la table de nuit, aurait tout aussi bien pu être une gousse d'ail; la mort pourtant, sans être enviable, avait cessé d'être diabolique."
Ce recueil a reçu le Grand Prix 2009 de la nouvelle décerné par la Société des Gens de Lettre.
Il a également été finaliste pour le Prix Lavinal,
Revue de presse et de blogs sur le blog de l'auteur,
Les billets de pages à pages, La Lettrine, Lignes de fuite, Marche romane, Le grognard,
Nicolas G. écrit :" L'absurde, c'est le tragique qui s'ignore, disait Ionesco, me semble-t-il, ou bien son frère, et l'absurdité dans laquelle vous plongez ces malheureux en devient vraiment délicieuse. Âmes sensibles, s'abstenir : ici on débite du cadavre au kilo. Et quel rendement !" sur ActuaLitté,
Magenta en parle bien sur Ladies Room,
Elobru est plutôt déçu par le recueil sur Fluctuanet,
Jean Pierre Longre trouve que ce livre mérite bien Le Grand Prix de la nouvelle, sur Sitartmag.
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jeudi, octobre 01, 2009
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Libellés : nouvelles
lundi 28 septembre 2009
Le sumo qui ne pouvait pas grossir; Eric-Emmanuel Schmitt
Voilà une toute petite lecture qui plaît beaucoup et qui est au top des ventes.
Agréable à lire, cette histoire bien ficelée et bien écrite m'a parue trop cousue de fil blanc et je l'ai trouvée un peu fade malgré son propos intéressant et ses personnages hauts en couleur.
Un adolescent refermé sur lui même et en guerre contre le monde entier est atteint d'"allergie universelle". Il va rencontrer un mentor, prof de sumo, qui saura l'interpeler et le guider vers la quête de soi.
La pratique des arts martiaux et l'initiation à la philosophie zen l'aideront à regarder et à comprendre son passé pour enfin l'accepter. Dès lors, sa vie prendra un nouveau tour, et il s'ouvrira à l'autre en tombant amoureux...
Ce conte initiatique d'un optimisme débordant ne m'a pas vraiment convaincue...
Question : Je l'ai lu trop vite ou ce livre se lit trop vite ?
"-Je fais de l'allergie - Allergie à quoi ? - De l'allergie universelle.... ...- Je vois, je vois, murmura-t-il d'un ton de connaisseur. - Non ! tu ne vois rien ! Personne ne me comprend et toi encore moins. Tout ce que tu sais voir, toi, c'est ce qui n'existe pas. - Ton allergie ? - Non, andouille : le gros en moi !"
le site de l'auteur,
Critique dubitative de Faustine Amoré pour Evene,
les billets positifs de pages à pages, Sophie lit,arcad33, Tameine,liliba,
ceux qui disent leur déception : Calepin, àproposdelivres, cocola, jelydragon, Typhania,
Les posts mitigés : le globe-lecteur, Laurent,
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lundi, septembre 28, 2009
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Libellés : romans ados, romans contemporains
jeudi 24 septembre 2009
Les Crimes de l'accordéon; Annie Proulx
Lecture faite dans le cadre d'un partenariat entre "Le livre de poche" et 
Plus qu'un gros roman fleuve historique où le personnage principal serait un accordéon, j'ai lu ces quelques 600 pages comme un gros recueil de nouvelles dont le fil rouge serait cet instrument de musique et ses traditions.
Prétexte à nous transporter dans différents lieux des États Unis tout le long du 20eme siècle, cet instrument réunit ceux qui se l'approprient malgré leurs différences.
Les héros de chaque histoires sont tous des migrants poussés par le rêve d'une vie meilleure,un allemand venu s’installer dans le Middle West pour devenir fermier,
un mexicain du Texas, un français émigré au Québec, un polonais, un norvégien, un basque...
Ils croient pouvoir vivre le mythe du "self-made-man" dans une Amérique riche de son melting pot.
Ils vont se servir du même instrument pour jouer la musique de leur pays d'origine ou pour innover en se lançant dans la quête de la fortune et du succès.
Leur destin sera inexorablement tragique.
Chacun connaîtra souffrances, cruelles déceptions, racisme, misère et mort...
A croire que cet accordéon apporté de Sicile par le premier personnage du livre, (le facteur d'accordéon) est un instrument de malheur qui porte la poisse à qui y touche...
Annie Proulx nous livre de belles pages d'humour très noir pour nous conter des histoires de migrants qui tordent le coup au rêve américain.
Ce livre foisonnant nous fait faire un voyage dans le temps et dans l'espace au rythme d'une musique populaire à découvrir ou à redécouvrir.
"Quand le facteur d’accordéons eut acquis la maîtrise de son art, il se mit à imaginer une autre vie - cette vie, inconcevable dans son village hostile, lui semblait tout à fait imaginable dans un pays éloigné qui occupait sa pensée du matin au soir : La Mérique. Il rêvait d’une vie nouvelle, fraîche et comme neuve, de sacs d’argent suspendus dans le futur comme poires dissimulées dans les hautes branches feuillues de l’arbre."
L'article de Baptiste Liger pour Lire.fr
Les billets de Sylire, esperluette, Jessica, Jules, Nanne,
Loulou n'a pas aimé cet "instrument de malheur",
à noter : un beau dossier de presse sur un spectacle créé en 2005 : A partir des deux livres " Les Crimes de l'accordéon " d'Annie Proulx, et
" Les Heures " de Michael Cunningham, une création originale réunira les
musiques de l'accordéoniste new-yorkais Guy Klucevsek, composées pour la circonstance,
et la voix du comédien Gilbert Tiberghien.
écouter Guy Klucevsek,
Publié par
sylvie
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jeudi, septembre 24, 2009
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Libellés : romans contemporains
lundi 21 septembre 2009
Lait noir; Elif Shafak
Ce livre est le premier de la rentrée que je lis...
(Encore loin du 1% littéraire...;)
Cette lecture m'a réjouie et enchantée, ce qui est un vrai tour de force pour une histoire qui traite de la dépression...
Ce roman autobiographique propose une construction tout à fait originale.
Est ce un récit autobiographique ? un conte oriental ? une réflexion sur les femmes écrivains ?
C'est un peu tout cela à la fois et encore bien d'autres choses sans doute.
Foisonnant, érudit, sincère, sensible et en plus très drôle, ce roman creuse la question du rapport ténu et souvent conflictuel qui existe entre le désir de maternité des auteures et leur désir d'écrire.
Elif Shafak convoque ses sœurs d'écriture et les réunies brillamment autour de cette fameuse et prégnante question. Elle cite et nous parle de Virginia Woolf, Doris Lessing, George Sand, Simone de Beauvoir, Sylvia Plath, Muriel Spark, Jane Austen et de tant d'autres ...
"Maternité et écriture ne sont pas deux pôles opposés. Rien ne nous oblige à trancher... ...Le monde littéraire abonde d'exemples. Nadine Gordimer, Margaret Atwood, Anita Desai, Jhumpa Lahiri, Anne Marie MacDonald, Maureen Freely, Halide Edip Adivar, Sevgi Soysal, Latife Tekin, Sebnem Isigüzel ou Feride Ciçekoglu....
... D'un autre côté, il y a celles qui ne font pas d'enfants. Emily Dickinson, Charlotte Brontë, Dorothy Parker, Lillian Helman, Patricia Highsmith, Iris Murdoch, Jeannette Winterson, Zadie Smith, Amy Tan, Kiran Desai..."
Mais ce qui m'a totalement séduite dans ce roman, c'est la manière dont Elif Shafak conte sa dépression.
Cette fois, elle appelle à la rescousse les djinns et les histoires de sa grand-mère. Elle les mêlent à son monde intérieur et donne corps à ses voix intérieures.
J'ai trouvé jubilatoire cette façon de fabriquer des images et des carnations pour les voix multiples qui l'assaillent en pleine débâcle.
Nous voyons s'empailler sous nos yeux six "Miss-archétypes féminins", qui se font la guerre, s'allient, se trahissent, font des putschs ou jettent les armes...
Je les ai tellement aimées et elle m'ont tant fait rire que je ne résiste pas à vous citer la description de chacune d'entre elles...
Miss Intelligence pratique : "380 grammes pour 12 centimètres de haut. A son habitude, elle porte des vêtements confortables, fonctionnels et d'une sobre élégance. Un large pantalon en toile couleur terre avec plein de poches ; en haut, une chemise flottante et vaporeuse, et un collier dans les mêmes tons. Aux pieds, des sandalettes en cuir. La coupe de ses cheveux blonds foncés est assez courte, pratique et facile d'entretien. Elle n'aime pas les brushings. Elle se lave les cheveux et sort sans avoir à jouer du sèche cheveux. Elle est passée maître dans l'art de trouver les astuces pour se simplifier la vie."
Dame Derviche : "Prières à la bouche, elle égrène son chapelet. Sur le plateau posé devant elle, un petit bol de soupe aux lentilles, un dé d'eau et une tranche de pain. Elle aime se contenter de peu. Elle a toujours été frugale. Elle a la tête couverte d'un turban incrusté de pierre, d'où s'échappe une mèche de cheveux. Elle porte une longue robe verte lui descendant jusqu'aux pieds, un pardessus d'un vert plus sombre et des bottines plates couleur kaki. Ce camaïeu de verts contraste harmonieusement avec ses cheveux tirant sur le roux et la teinte orangée de ses joues tavelées de tâches de son. "
Miss Ego-Ambition : ..." une incurable droguée du travail. Elle mesure 11 centimètres et pèse 300 grammes. C'est la plus mince de toutes mes femmes miniatures. D'ailleurs, c'est peut-être parce qu'elle se ronge constamment de l'intérieur qu'elle ne prend pas un gramme. "Le temps, c'est de l'argent", dit-elle sans cesse. Pour ne pas perdre de temps à cuisiner et mettre la table, elle se nourrit de gélules vitaminées, de biscuits, de chips et de dosettes de jus de fruits... ...Miss Ego-Ambition porte une jupe droite lie-de-vin qui lui arrive aux genoux, et une veste de la même couleur. En dessous, une chemise ivoire en soie. Peau blanche comme neige unifiée par une légère couche de fond de teint et rouge à lèvres rouge vif. Ses cheveux châtain foncé sont ramassés en chignon, si strict que pas un cheveu ne dépasse. Autour du cou, un double rang de perles, et aux doigts, des bagues serties de pierres. Elle est comme toujours très soignée et d'une mise irréprochable."
Miss Cynique-Intello : "Elle porte de longs vêtements hippies traînant jusqu'au sol, des jupes indiennes à volant, piquées de petits miroirs. Des foulards multicolores enroulés autour du cou. Des bracelets à motifs orientaux aux poignets. Quand l'envie lui prend, elle va se faire tatouer ou poser des percings. Selon l'humeur du jour, elle a les cheveux lâchés sur les épaules ou négligemment attachés. elle pratique le raja-yoga, le riki et la méditation. Dommage qu'avec tout cela elle n'ait pas arrêté de fumer. Elle a constamment la cigarette ou le cigarillo au bec, et même si elle ne fume pas, elle aime chiquer du tabac. Elle prend toujours des sacs à main grand modèle afin de pouvoir y ranger ses livres-cahiers-photocopies. Chaque fois qu'elle va quelque part, elle trimballe avec elle ses sacs aussi lourds et volumineux que des valises."
Maman Gâteau : " Elle aussi mesure 10 ou 12 centimètres mais elle est plus dodue que les autres. Elle doit bien faire 500 grammes. Ses cheveux sont plus foncés. Ils tirent vers l'auburn sous cet éclairage. Elle n'est presque pas maquillée; seuls un imperceptible trait de crayon et un peu de Rimmel accentuent légèrement ses yeux. Rien de plus. Elle paraît avoir la trentaine. ... ...Elle porte une robe bleu foncé qui lui arrive en dessous du genou. Des chaussures noires, plates. Un sobre bandeau retient ses cheveux ondulés vers l'arrière. Ses joues rebondies trahissent son excès de poids. Mais elle semble en paix avec ses rondeurs."
Miss Satin Volupté : C'est une femme miniature, d'une taille de 14 ou 15 centimètres pour un poids de 400 ou 450 grammes. La tête appuyée sur une main, elle est appuyée de tout son long, telles ces courtisanes au teint de neige que l'on voit dans les représentations du harem. Ses longs cheveux ondulés lui descendent jusqu'aux reins. Au-dessus de ses lèvres maquillées d'un rouge vif, elle a posé une mouche au crayon. De longs gants noirs lui montent jusqu'aux coudes. Et, par-dessus le gant, ses doigts sont garnis de bagues serties d'une grosse pierre. Elle porte une robe de soirée rouge, en tissus soyeux et brillant, avec un décolleté mettant sa poitrine en évidence. Le fourreau, profondément fendu sur le côté, exhibe entièrement une de ses jambes. Aux pieds, des escarpins rouges à bout pointu et hauts talons aiguilles. "
Ce livre m'a vraiment plu, et si je devais le conseiller, je tenterais de le faire vivement et chaleureusement :)
Un entretien avec l'auteur proposé par Chloé Brenlé, pour Le Magazine Littéraire
Ecouter Daniel Arsand présenter le livre, et lire un extrait
L' article d' Astrid Eliard pour le Figaro, Le Figaro, le 10.09.09
Les billets d'esmeraldae, de lesmotsvagabonds et de sophie lit
Publié par
sylvie
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lundi, septembre 21, 2009
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Libellés : autobiographies; récits, romans contemporains
jeudi 17 septembre 2009
Je vous promets de revenir, 1940-1945, le dernier combat de Léon Blum; Dominique Missika

C'est vraiment avec grand plaisir que j'ai lu ce livre d'histoire qui nous raconte une période de la vie de Léon Blum par la lorgnette de l'intime.
L'auteur écrit "le dernier combat de Léon Blum" en mettant en lumière sa relation amoureuse avec Jeanne Reichenbach.
Elle écrit avec tact et sensibilité une histoire si incroyable et exceptionnelle qu'elle en devient extraordinaire.
Les deux héros se rencontrent très tôt, alors que Jeanne n'a que 16 ans, et qu'elle est déjà amoureuse du 'grand homme".
Ils ne se retrouvent pour s'aimer et ne plus se quitter qu'en 1940, lors de la défaite.
Nous suivons avec passion et compassion le fameux procès de Riom et l'internement à Buchenwald, dans un ancien pavillon de chasse rebaptisé "baraque E, à quelques mètres du camp de concentration. L'amante a voulu suivre l'homme quelle n'a jamais cessé d'aimer jusque là.
La force de cette histoire d'amour fut sans doute un socle solide pour l'opiniâtreté sans faille dont a fait preuve l'homme politique tout le long de ces années noires.
Un livre d'histoire original et plein d'émotion, une histoire humaine peu commune et qui force l'admiration.
"Mercredi Je vais quitter tout à l'heure ce logis qui a été le nôtre. Ma pensée est et sera avec vous. Je vous promets de revenir intact. Je vous embrasse Léon."
Les articles de
Pierre Assouline,
Jean Marie Pontaut pour TV5Monde,
Gilles Heuré pour Télérama,
Marc Riglet pour Lire.fr,
Frédéric Cépède pour L'OURS,
Ecouter Gilles Heuré et Dominique Missika dans l'émission consacrée à Léon Blum pour la sortie du livre : Clio en 5 ou 7
Les billets de Jean François Chalot sur le Blog laïque de Champs,Sophie, petitesamies, hélène, Michel Sender, Fabien, et enfin, celui de Nanne :)
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sylvie
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jeudi, septembre 17, 2009
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Libellés : essais
